Actualité Médias Communiqués de presse L'Indépendante L'UDI Le Comité de l'UDI Agenda Statuts de l'UDI Pourquoi en faire partie ? Vos questions Coronavirus Politique Activités Assemblée Générale Résumé table ronde La chronique de l'indépendant Conférences Protection des données Gestion du changement Promotion économique cantonale Gestion des RH dans une société Burn-out et conduite du changement Succession d'entreprise Feedback rencontre Adhésion Contact
Activités > Résumé table ronde

Grand débat de l'économie

Mardi 24 septembre a eu lieu le grand débat de l’économie pour ces élections fédérales organisé conjointement par l’Union des Indépendants, l’Union valaisanne des arts&métiers et la Chambre de commerce et d’Industrie du Valais.

Devant près de 80 personnes et entrepreneurs, plusieurs candidats aux élections ont croisé le fer lors de deux table ronde.

1ère table ronde entre les candidats au Conseil national retransmise modérée par Frédéric Filippin: Thomas Egger (CSPO), Céline Dessimoz (Verts), Christophe Claivaz (PLR) et Jean-Luc Addor (UDC)

Pour Jean-Luc Addor (UDC), la signature de cette accord est une perte de souveraineté et d’indépendance de la Suisse. Thomas Egger (CSPO) est également contre la signature de cet accord en l’état. A l’inverse Christophe Claivaz (PLR) soutient clairement la signature de cet accord, au motif des intérêts de l’industrie exportatrice qui a besoin des accords bilatéraux. Céline Dessimoz (Verts) soutient également la signature avec des conditions.

Pour Jean-Luc Addor (UDC), il ne faut pas suivre l’Union Européenne et s’y rattacher par cet accord. Thomas Egger (CSPO) voit dans le Brexit une opportunité pour la Suisse de pouvoir signer un meilleur accord avec l’UE. Céline Dessimoz (Verts) a aussi dénoncé le risque que la non-signature d’un tel accord fait peser sur l’économie helvétique.

Le public a pu poser deux questions. La première de Donald Moos (Fiduciaire Transalp) interpelle Christophe Claivaz (PLR) en lui demandant comment peut-on prétendre vouloir réduire la bureaucratie quand on soutient l’accord-cadre, car ce sont des milliers de lois et règlements européens que la Suisse devra respecter si elle signe. Claivaz répond que les mécanismes de l’accord-cadre prévoient une reprise dynamique du droit européen, ce qui laisse le dernier mot à la Suisse. Une 2e question est venu de Jérôme Monnat Sr (Monnat horlogerie) qui a rappelé que la Suisse s’est construite grâce à des entrepreneurs étrangers et que notre économie a besoin de travailleurs immigrés.

La dernière question posée aux intervenants fut: Quelles seront vos propositions que vous défendrez à Berne pour l’économie valaisanne ?

• Jean-Luc Addor : Maintenir des conditions cadres favorables aux entreprises
• Christophe Claivaz : Lutte contre la bureaucratie et révision loi sur les marchés publics
• Thomas Egger : Privilégier, par des décisions politiques, l’économie indigène aux importations
• Céline Dessimoz : Soutenir les entrepreneurs dans la transition écologique

 

2e table ronde entre les candidats au Conseil des Etats retransmise en direct sur Rhône FM: Marianne Maret (PDC), Matthias Reynard (PS), Cyrille Fauchère (UDC) et Philippe Nantermod (PLR)

 

Economie et écologie


Pour Marianne Maret, deux élus PDC valaisans sont la charnière centrale du Conseil des Etats. Pour Matthias Reynard, un 2e élu d’un autre parti au Conseil des Etats permet de convaincre un autre groupe pour défendre les intérêts du Valais. Philippe Nantermod s’engage pour défendre l’économie et l’économie valaisanne et plaide l’expérience car le canton ne peut pas se permettre d’envoyer à Berne un élu qui serait pas prêt, comme cela a déjà été le cas auparavant au Conseil national.


Pour Philippe Nantermod il ne faut pas prendre des mesures plus sévères que ce qui se fait à l’étranger. Il s’opposera à l’initiative populaire pour l’interdiction des produits phytosanitaires, car il est illusoire de penser que nous pouvons produire sans ces outils. Cyrille Fauchère dénonce l’hystérie écologique et l’écologie politique : multiplier les interdits, les contraintes, et de l’autre côté arriver avec des subventions. Cela tue la liberté d’entreprendre et attaque la démocratie libérale. Matthias Reynard explique qu’il y a urgence climatique, il prend en exemple la fonte des glaciers. Des entreprises font des efforts pour influencer leur empreinte carbone, il faut les soutenir par des mesures politiques. Marianne Maret plaide l’action car l’inaction a un coût. La Suisse a les moyens et cela doit être vu comme une opportunité. Elle veut une augmentation de l’enveloppe-bâtiment et réformer la loi sur les marchés publics pour tenir compte de l’énergie grise.
 

Fiscalité


Pour Philippe Nantermod, ce n’est pas l’impôt sur le bénéfice et le capital des sociétés qui finance l’Etat. Il est négligeable comparé à la progression des recettes fiscales des personnes physiques. Il faut baisser ces taux d’impôt.
Matthias Reynard lui répond que c’est pas le taux d’impôt qui est décisif pour le choix d’implantation d’une entreprise : ce sont la main d’œuvre qualifiée, les infrastructures de qualité, etc. Il est favorable au projet de réforme fiscale valaisanne qui met en avant les PME et ne donne pas des cadeaux fiscaux aux multinationales. Philippe Nantermod rebondit en disant qu’une multinationale fait vivre de nombreuses PME. Quand la raffinerie Tamoil a fermé, ce sont une multitude de PME qui ont aussi souffert. Il faut aussi soutenir les grosses industries.
Marianne Maret était dans le comité de la RFFA. Cependant elle ne veut pas de nouvelles baisses fiscales. D’abord il faut regarder les conséquences financières de ces réformes avant d’en envisager de nouvelles. Dans ses votes au Parlement, elle a toujours défendu l'économie valaisanne.
Cyrille Fauchère refuse les pression de l’Union Européenne pour que la Suisse modifie sa fiscalité. Il veut un terreau fiscal favorable pour les PME et des mesures pérennes sur le long terme. Il faut aussi tenir compte des rentrées financières des collectivités publiques pour ne pas devoir freiner les investissements, qui profiteront aux PME.


Conclusion


• Marianne Maret incarne une proposition de changement, avec son expérience politique et son expérience de vie.
• Matthias Reynard engagé depuis de 8 ans, non-lié à des lobbys et pour une économie centré sur les humains
• Cyrille Fauchère défendra le canton du Valais et il n’y aura pas tromperie sur la marchandise. Il a pu montré à la votation sur les JO Sion2026 qu’il peut rassembler largement.
• Philippe Nantermod est le parlementaire valaisan le plus influent selon les classements de la presse alémanique et il est gonflé à bloc pour cette nouvelle mission.

PF17: quelle fiscalité pour nos PME ?

L’Union des Indépendants a accueilli pour sa grande table ronde sur la fiscalité des entreprises les chefs de groupe UDC Grégory Logean, PLR Christophe Claivaz, PDC Sidney Kamerzin, ADG Emmanuel Amoos.

Les chefs de groupe UDC Grégory Logean, PLR Christophe Claivaz, PDC Sidney Kamerzin, ADG Emmanuel Amoos ont, sous la modération de Jean-Yves Gabbud rédacteur au Nouvelliste, débattu pendant près de nonantes minutes sur les éléments de la nouvelle réforme fiscale PF17 mise en consultation par le Conseil d’Etat. Le projet final de la réforme n’est pas encore connu, ainsi le débat a pu porter sur les avis, et envies, des différents groupes politiques. Voici donc quelques éléments non-exhaustifs discutés lors de notre table ronde.

Sur le premier tour de table chaque intervenant a exprimé sa satisfaction sur le projet de réforme fiscal fédérale, appelé loi sur la réforme fiscale et le financement de l’AVS (RFFA). En couplant deux dossiers « chauds », le Parlement a permis de trouver une solution transitoire qui, à défaut d’enthousiasmer, a le mérite de satisfaire une majorité politique. Sidney Kamerzin est satisfait du compromis trouvé, Emmanuel Amoos salue la suppression des statuts spéciaux et le financement de l’AVS, Christophe Claivaz juge irresponsable le référendum lancé par les jeunesses de gauche et Grégory Logean, même s’il émet quelques réserves sur l’unité de matière, se satisfait du projet.

Après ce premier tour table, les intervenants ont traité des mesures prévues par la réforme cantonale. Sidney Kamerzin a salué la version de compromis amené par le Conseiller d’Etat Roberto Schmidt, entre allègements fiscaux pour les PME, taux d’impôt mesuré et mesures sociales. La grande question est de savoir où placer le curseur entre finances publiques et attractivité fiscale face à l’arc lémanique. La nouvelle péréquation sera aussi importante pour lisser les pertes fiscales prévues. Le compromis qui sera discuté au Parlement se devra d’être équilibré et de faire attention aux divers intérêts, ainsi il serait irresponsable d’y opposer un référendum.

Emmanuel Amoos a lui dénoncé la prédation fiscale entre cantons voisins. C’est une surenchère dans laquelle il ne faut pas tomber, car cela favorise le dumping fiscal qui est défavorable à tous. Le critère de la fiscalité n’est pas le seul facteur favorisant l’implantation d’entreprise et la création de places de travail. Un système éducatif performant et ayant les moyens de ses ambitions est également crucial pour former de futurs employés qualifiés qui seront la main d’œuvre des entreprises de demain. Tout en soutenant le taux d’impôt à 12,66% pour les PME, il refuse que le budget d’investissement de l’Etat pâtisse de la perte de recettes fiscales.

Christophe Claivaz rappelle que l’impôt cantonal et communal payé par les entreprises représentent un petit 12% de toutes les recettes fiscales de l’Etat du Valais. Cela représente 4% du budget total du canton. Il y a donc une grande marge de manœuvre pour utiliser la fiscalité pour promouvoir notre l’économie valaisanne. La péréquation intercommunale sera importante pour lisser les comptes de certaines communes. Pour que cette réforme puisse aussi bénéficier aux PME, il propose de faire passer le seuil du palier de 150'000.- de bénéfice à 200’00.-. Ainsi les sociétés qui avaient un bénéfice situé entre 150'000 et 200'000 verront leur taux d’impôt baisser de près de 22% à 12,66%.

Pour Grégory Logean, la mesure qui vise à augmenter l’impôt foncier pour compenser la suppression de l’impôt, injuste, sur l’outil de production est discutable. Il en profite pour regretter qu’une diminution de l’impôt sur le capital ne soit pas prévu par cette réforme. A ses yeux, il est le grand oublié de la réforme. Une entreprise en Valais paie un impôt sur le capital près de 500x plus élevé qu’à Uri. En tant que président de la commission parlementaire Economie & Energie, il supervisera les travaux de 1ère lecture du projet de loi et, selon toute vraisemblance, le texte arrivera pour mars devant le Grand Conseil.

Tous les intervenants ont reconnu qu’il est important de tenir compte des intérêts des PME dans l’élaboration de cette réforme fiscale et se félicitent de cette rencontre. Un apéritif dinatoire a permis de poursuivre cette rencontre de manière informelle, entre décideurs politiques et entrepreneurs.